Espérer le meilleur, vous préparer au pire

THE ROAD

Sorti en 2009, il y a dix ans, THE ROAD est un film précurseur sur les conséquences humaines de l’effondrement ; une adaptation de l’oeuvre de Cormac McCarthy qui vous hante toute une vie…

Présentation :

Créé par Joe Penhall. D’après l’oeuvre de Cormac McCarthy. Musique de Nick Cave.

Il y a maintenant plus de dix ans que le monde a explosé.

Personne ne sait ce qui s’est passé. Ceux qui ont survécu se souviennent d’un gigantesque éclair aveuglant, et puis plus rien.

Plus d’énergie, plus de végétation, plus de nourriture.

Les derniers survivants rôdent dans un monde dévasté et couvert de cendre qui n’est plus que l’ombre de ce qu’il fut.

Synopsis :

C’est dans ce décor d’apocalypse qu’un père et son fils errent en poussant devant eux un caddie rempli d’objets hétéroclites – le peu qu’ils ont pu sauver et qu’ils doivent protéger. Ils sont sur leurs gardes, le danger guette.

L’humanité est retournée à la barbarie. Alors qu’ils suivent une ancienne autoroute menant vers l’océan, le père se souvient de sa femme et le jeune garçon découvre les restes de ce qui fut la civilisation.

Durant leur périple, ils vont faire des rencontres dangereuses et fascinantes. Même si le père n’a ni but ni espoir, il s’efforce de rester debout pour celui qui est désormais son seul univers.

Bande annonce de The Road.

Nous vous invitons à commander le roman qui a inspiré le film…

Les deux sont exceptionnels !

Si vous n’avez pas de librairie à proximité, voici un lien pour vous faire livrer chez vous :

Critiques :

Eblouissant de noirceur…

L’Australien John Hillcoat se heurtait à un double défi, porter à l’écran la langue hallucinée d’un Cormac McCarthy touché par la grâce et la sécheresse, prix Pulitzer 2007, et mettre en images une Amérique dévastée par un holocauste que l’on suppose nucléaire, lande désolée et charbonneuse, forêt prête à s’écrouler sur elle-même tel un château de cartes.

S’il n’a pu éviter une narration plus présente que celle du livre, avec des flash-backs explicatifs et nécessaires en première partie et des rencontres qui se multiplient dans la seconde, le réalisateur n’a pas abandonné la profonde noirceur du matériel original, odyssée d’un père et de son fils vers une mort certaine, dans un monde où l’Homme est le pire ennemi de l’homme.

Le plus grand rôle de Viggo…

Viggo Mortensen, est un acteur de génie capable de se glisser avec autant d’élégance et de justesse dans la peau d’un roi d’heroïc-fantasy (la trilogie du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson) ou d’un homme de main de la mafia russe (Les Promesses de l’ombre) de David Cronenberg.

Il incarne ici, ce père héroïque et humble, chargé d’une mission quasi divine, un peu comme Clive Owen dans Les Fils de l’Homme : protéger son ange de la folie des hommes, son enfant des ténèbres qui envahissent le monde. Il est pour beaucoup dans la qualité d’un film bien sûr moins puissant que le livre, mais suffisamment fort pour imprimer à jamais le fond de votre coeur et de votre âme.

Un film qui vous oblige à vous demander ce que vous feriez à la place de Viggo Mortensen, et à faire des cauchemars en imaginant les réponse…

Le making of de The Road...

© Franck Sallaberry pour L’Académie de Collapsologie.

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